Blandine Chaghal, « Le covoiturage nécessite de vérifier les contrats d’assurance »

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Pour répondre aux difficultés de transport, le covoiturage, l’autopartage ou encore les nouveaux véhicules électriques individuels sont plébiscités. Comment les utiliser tout en étant protégé ? Blandine Chaghal, directrice commerciale de l'activité Directe d'Aviva France, répond aux questions de Peugeot News.

Peugeot News : Est-on bien protégé en termes d’assurance lorsque l’on pratique le covoiturage, l’autopartage ou la location de voiture entre particuliers ?

Blandine Chaghal : L’offre des plates-formes internet utilisées par les adeptes de ces nouvelles pratiques de mobilité intègre généralement des clauses d’assurance lors de la réservation. Parfois, la souscription d’une assurance complémentaire pour une plus grande couverture peut être proposée pour quelques euros de plus. Dans les deux cas, tant pour le propriétaire du véhicule que pour celui qui l’emprunte ou l’utilisera, il importe de vérifier que cette précaution a été prise, ainsi que les garanties proposées, car les contrats ne sont pas standards.

Le fonctionnement est-il différent quand ces pratiques se font directement entre amis, entre collègues ?

Oui, si ce que l’on appelle le covoiturage relationnel devient un usage régulier, sur un trajet domicile-travail par exemple. D’habitude, on ne demande pas à un ami qui vous conduit ponctuellement s’il est bien assuré, mais si cela devient répétitif en raison de circonstances particulières, il faut oser poser la question. Dans tous les cas, il faut faire préciser par son assureur le niveau de couverture des personnes amenées à prendre le volant régulièrement ainsi que l’impact sur le niveau de franchise ou sur l’application éventuelle de pénalités en cas d’accident responsable. Quand il y a partage du volant ou prêt de véhicule, il est important pour le propriétaire de la voiture d’en informer son assureur pour vérifier que les garanties couvrent bien ces situations et procéder si nécessaire à une extension de garantie. De même, il est conseillé aux passagers de vérifier auprès du propriétaire du véhicule son propre niveau de protection lorsqu’il se met en situation de conducteur.  Ainsi, une personne titulaire d’un permis de conduire valide qui ne possède pas de voiture et n’ayant pas de contrat d’assurance auto, ne pourra pas être couverte pour certains types d’accident, même si le propriétaire du véhicule pense être correctement assuré.

Les entreprises commencent à organiser des bourses de covoiturage pour leurs salariés pour les trajets domicile/travail. Faut-il alerter son assurance ?

En règle générale, le trajet domicile/travail est couvert quel que soit le mode de transport du salarié, même en cas de changement en raison des circonstances. Mais là aussi il n’est pas inutile de soumettre la question à la DRH de son entreprise

L’usage des engins électriques, mono-roue, skate ou trottinette, explose en ville. Quel est leur statut, notamment en cas d’accident ?

Il règne un certain flou en termes de réglementation. L’utilisateur de ces « NVEI », les nouveaux véhicules électriques individuels, est considéré comme un piéton et peut donc utiliser les trottoirs, à condition toutefois qu’il ne dépasse pas la vitesse de 6 km/h. En cas d’accident, le matériel est couvert dans la plupart des cas par la carte bancaire qui a payé l’achat. Pour les dommages à la personne en revanche, les usagers ne sont pas forcément protégés en cas d’accident de la vie courante alors que le coût des soins et les conséquences peuvent être importants. C’est pour cela que nous avons créé le contrat OnMyWay dédié à la protection de ces nouveaux utilisateurs lors de leurs déplacements urbains, en cas d’invalidité, de décès, suite à un accident ou de dommages causés à autrui.

Le cas du vélo électrique est-il particulier ?

Il faut distinguer le cas du vélo à assistance électrique qui représente l’essentiel des ventes sur le marché français et le vélo électrique au sens strict. Le premier est aidé par son moteur en relais du pédalage et ne dépasse pas les 25 km/h ; son usage est assimilé à celui d’un vélo classique et est couvert par une assurance Responsabilité civile en cas de dommage causé à autrui. Le vélo électrique qui peut atteindre les 45 km/h sans que l’on pédale est considéré comme un deux-roues à moteur et doit être immatriculé pour avoir le droit de circuler sur la route.

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