Ce qui va changer pour les automobilistes en 2018

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Carburant plus cher, péage toujours plus élevé, forfait de post-stationnement (FPS) jusqu'à à 60 euros au lieu du PV à 17 euros… Rares sont les bonnes nouvelles pour les automobilistes. Voici le programme pour cette nouvelle année.

Les bonnes nouvelles paraissent toujours moins nombreuses que les mauvaises… Voici les huit principales nouveautés à retenir pour les automobilistes en 2018.

1 – Des autoroutes toujours plus onéreuses

Comme chaque année au 1er février, les tarifs aux barrières d’autoroute augmentent. Et comme la plupart du temps, ils progressent globalement plus vite que l’inflation (1,026%). Les hausses varient ainsi de 1,33% (Cofiroute) à 2,04% (Area), sur les principaux réseaux dits historiques. Mais elles sont bien plus franches encore sur les itinéraires plus récents, comme sur Alienor, l’autoroute A65, de Pau en direction de Bordeaux, où les prix font un boom de 3,49%. Pour ce qui est des concessions publiques, ATMB (Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc) et SFTRF (Société Française du Tunnel Routier du Fréjus), le taux de révision s’établit respectivement à 1,03 % et 0,86%, les prix des Tunnels du Mont Blanc et de Fréjus ayant pour leur part déjà été réévalués au 1er janvier (2,04%).

2 – Des taxes en hausse sur les carburants

Depuis le 1er janvier 2018, les prix à la pompe ont fortement augmenté, en raison de la revalorisation de la taxe carbone, pour l’essence comme pour le gazole, et du rattrapage progressif de la fiscalité du gazole sur celle du sans-plomb. Ceux qui roulent en Diesel sont ainsi les plus impactés avec des prix désormais supérieurs à 1,40 €/litre en moyenne dans les stations-service. Côté essence, l’augmentation est moins forte, mais reste sensible.

3 – Des prix et des sanctions pour se garer plus élevés

Terminé le PV à 17 euros partout pour tout le monde et place au forfait de post-stationnement (FPS) ! Depuis le 1er janvier, ce sont les maires qui fixent le montant du FPS, sans pouvoir dépasser la somme due pour la durée maximale autorisée à la même place. Les villes ont donc dû revoir leur grille tarifaire et cette durée légale de stationnement pour l’adapter. Par exemple à Paris, cette dernière est passée de 2 à 6 heures, et le coût total de ces 6 heures – ou le prix du FPS – atteint, selon les endroits, 50 euros. A Lyon, il y en a carrément pour 60 euros les 10 heures, tandis qu’à Castres, ou encore Montpellier et Moulins, la douloureuse peut se limiter à 10 euros. Le plus souvent, les villes ont opté pour des FPS variant de 25 à 35 euros. Et pour y aboutir, force est de constater que les prix pour se garer ont globalement progressé ces dernières années.

4 – Toujours plus de radars et des voitures confiées aux privés pour être davantage utilisées

Les véhicules banalisés dotés de radars capables de contrôler la vitesse en roulant vont progressivement être confiés à des entreprises privées. A bord, un seul chauffeur, salarié du privé, va remplacer les deux gendarmes ou les deux policiers systématiquement présents jusque-là. Objectif recherché par le gouvernement : passer d’à peine deux heures officielles à six voire huit heures d’utilisation en moyenne de ces voitures-radar. Cette privatisation sera d’abord effective en Normandie, puis se généralisera petit à petit aux autres régions d’ici la mi-2019.

D’une manière plus générale, le parc de radars doit continuer à s’étoffer cette année, et devrait compter 4 700 appareils en fin d’année, contre à peine 4 400 début 2017.

5 – Vitesse limite abaissée de 90 à 80 km/h sur tout le réseau secondaire cet été

A compter du 1er juillet, les 400 000 kilomètres de routes nationales et départementales bidirectionnelles – et sans séparateur central – doivent toutes passer au 80 km/h, comme l’a annoncé le Premier ministre, Edouard Philippe, début janvier. Cet abaissement de 10 km/h est censé préserver 350 à 400 vies par an. Dix-sept autres mesures visant à améliorer la sécurité routière ont également été annoncées par les pouvoirs publics, dont la suspension immédiate du permis en cas de conduite avec le téléphone portable tenu en mains.

6 – Bonus maintenu pour les voitures électriques, et malus durci

C’est terminé pour les hybrides rechargeables, qui rejettent moins de 60 g/km de CO2, et dont le bonus avait déjà été diminué à 1 000 euros en 2017. Mais l’achat de voitures électriques reste soutenu, à hauteur de 6 000 euros.

Pour ce qui est des malus, la grille au gramme près apparue l’an dernier est maintenue, et même raffermie, puisque la taxe commence désormais dès 120 g/km de CO2 au lieu de 127. Quant au malus maximal, il passe de 10 000 à 10 500 euros, et la pénalité s’impose en outre sur des véhicules moins émetteurs : dès 185 g/km au lieu de 191 en 2017. De nouvelles voitures se retrouvent donc « malussées » et les taxes progressent pour celles qui étaient déjà concernées. Plus de précisions sur le site du ministère de l’Economie

Les véhicules d’occasion ne sont pas épargnés. Des malus sont prévus en fonction de – c’est nouveau – la puissance fiscale des véhicules. La pénalité est alors de 100 euros pour les autos de 10 et 11 CV, 300 euros pour les 12 à 14 CV et 1 000 euros pour les 15 CV et plus ; ces malus étant toutefois réduits d’un dixième par année écoulée.

7 – Une toute nouvelle taxe pour les bolides

Les certificats d’immatriculation de véhicules neufs ou d’occasion, dont la puissance fiscale est égale ou supérieure à 36 CV donnent désormais lieu au paiement d’une nouvelle taxe. Son montant minimal est de 500 euros, puis il progresse d’autant à chaque cheval fiscal supplémentaire, jusqu’à 8 000 euros pour 51 CV. Seules les voitures de collection sont épargnées.

8 – Une nouvelle prime à la casse !

Ceux qui sont prêts à mettre leur voiture essence d’avant 1997 ou leur Diesel d’avant 2001 à la casse bénéficient d’une prime de 1 000 euros s’ils achètent en remplacement un véhicule qui rejette moins de 130 g/km de CO2, neuf ou d’occasion, et dont la vignette Crit’Air correspondante est de 0, 1 ou 2. Les ménages non imposables profitent d’une prime doublée à 2 000 euros.

Sinon, l’État continue également de soutenir ceux qui mettent au rebut un vieux modèle pour le remplacer par un véhicule « propre ». Cette prime de conversion est toutefois réduite : de 4 000 à 2 500 euros pour les électriques, de 2 500 à 1 000 euros pour les hybrides rechargeables (21 à 60 g/km de CO2).

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